DU PROBLÈME DE CHAUFFAGE


DIGRESSION LUDIQUE À TENDANCE ÉROTIQUE

 

UN DISPOSITIF LABORATOIRE

            DU PROBLÈME DE CHAUFFAGE - digression ludique à

            tendance érotique est né au sein du LABO du TAC.

  • PHASE I : En 2012, une équipe de 9 interprètes s’est penchée sur une durée de huit mois sur la question de l’érotisme au théâtre. Chaque membre a déterminé une hypothèse de travail qu’il a testée par le biais d’exercices proposés au reste du groupe.
  • PHASE II: À l’issue de cette première phase d’expérimentation l’envie d’un objet théâtral abouti s’est formée. De là a débuté la création de DU PROBLÈME DE CHAUFFAGE. Une équipe de six interprètes (3 hommes, 3 femmes), et de deux metteurs en scène (femmes) s’est constituée. 

 

COMMENT METTRE EN SCÈNE L’ÉROTISME ?


« L’érotisme est un effet qui traverse tout : il peut naître aussi bien devant un porno, une scène de nu, un regard ou un baiser. C’est un effet évanescent, une montée d’émotion, une excitation : un trouble. Il faut comprendre les modalités de la création de ce trouble et les dispositifs de mise en scène qui le suscitent. Qu’est-ce qui fait qu’abstraitement, soudain, une main se lève pour toucher ? Pourquoi certaines images plus que d’autres nous rendent transis ? »

L’érotisme, Stéphane DELORME, Cahiers du cinéma n°680

 

Quelle alternative trouver pour produire ce « trouble », ce léger état de désordre mêlé d’excitation? Par quel bout prendre ça? Comment le mettre en scène? 

 

On émet une hypothèse : l’érotisme passe par le chaud et le doux. 

C’est l’hiver. Le chauffage se fait attendre. Il faut l’accord de la copropriété. 

On se les caille. On répète, on se les caille.

Le problème du chauffage : on se dit que ce détour là vaut la peine. 

Le problème du chauffage : un prétexte pour aborder l’érotisme. 

Tu chauffes? Tu me chauffes ? Ça se réchauffe ? Tu es bien ? Je suis bien.

 

ÉCRITURE DE PLATEAU ET SINUOSITÉ DE LA FORME

« Parce que dans un domaine où, généralement, tout le monde ment, il revient paradoxalement aux fictions, ou aux représentations, de susciter, pour peu qu’on s’attache aussi au trouble qu’elle peuvent engendrer, quelques effets de vérité. »

Variations sur l’érotisme, Guy Scarpeta, éditions Broché


Le travail se construit par situations, sur lesquelles les comédiens improvisent. Selon une logique de glissement au plateau, nous construisons une trame dramaturgique non linéaire. DU PROBLÈME DE CHAUFFAGE suit ce canevas sensible qui laisse la place à l’énergie du collectif.

Deux niveaux de sens se superposent: ce qui est dit, et ce dont on veut parler, au fond. Nous ne cherchons pas pour autant à dissocier les deux, ni à appuyer l’un ou l’autre. Ils se répondent et se frottent, construisant des échos tout au long de la pièce. 

 

DU VIVANT, DU VIVANT, DU VIVANT !

« Comment se porte ton érotisme? » 

Question de travail de Julien Crépin

 

DU PROBLÈME DE CHAUFFAGE met en scène, par le passage d’une fiction à une autre, le groupe d’acteurs, 3 hommes, 3 femmes. Comme une matière inflammable, ils ont pour mot de passe de   « réchauffer la salle » et la charge de réguler le rythme et la température de la représentation.  

Un rapport de tension est installé avec les spectateurs. Ceux-ci, très proches des acteurs, sont sans cesse conduits d’un point à un autre, d’une distance à une autre. L’empathie créée avec le groupe de comédiens constitue un axe de travail pour « lâcher la garde » et envisager du « trouble ». On tend et détend un élastique invisible. Le vivant parle au vivant.

Le spectacle révèle un regard subjectif et amusé, depuis ce que nous sommes, nos âges,  avec pour énigme cette question, toujours ouverte, de l’érotisme aujourd’hui. 

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DOSSIER DE DIFFUSION_ CHAUFFAGE
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Avec les soutiens de La Loge et de Anis Gras - le lieu de l'autre